BÂTIMENT



Style international


Environnement chorégraphique pour une  architecture au style international

Auditorium de Dijon - festival Art Danse et festival Modes de vie - 28 janvier 2013


Style International est une création originale pour l’Opéra de Dijon. Conçu par Arquitectonica, agence d’architecture américaine basée à Miami qui construit dans le monde entier, ce bâtiment apparaît pour beaucoup comme un geste architectural dont la démesure tend à la mégalomanie.
Style International, dont le sous-titre pourrait être « La croisière s’amuse (vraiment) », joue avec ces espaces,  les malmène gentiment, s’y amuse avec impertinence. Libres et vacants, ces lieux appellent glissades, sauts, escalades, dégoulinades, courses et formes de corps en écho aux dessins des murs, garde-corps et sols.

Le «bâtiment pont» ne manque pas d’élégance, il a le charme désuet d’un décor de fiction. Aéroport, salle de bal, paquebot transatlantique, grand hôtel ? Sur la pop distinguée de Bertrand Burgalat, Style International ménage l’ambiguïté et y fait danser ses silhouettes d’un autre temps. Le temps de la démesure. Le temps du rêve moderne.

Avec la participation de danseurs de la région :
Danseuses de Ragga dance hall de l’agglomération dijonnaise réunies par Modes de vie.
Un groupe d’une classe de danse du Conservatoire à Rayonnement Régional.
Un groupe de danseurs amateurs adultes réuni par Art Danse.
Une classe du collège Champollion des Grésilles dans le cadre d’un parcours starter du Conseil Général de Côte d’Or.
Un groupe d’employés de l’Opéra de Dijon.


Chorégraphie Julie Desprairies Assistante Chorégraphe Elise Ladoué Interprètes 70 danseurs amateurs de Dijon & son agglomération Danseuse Marianne Simon Fantôme Julia Dehais Garde, Scénographe Michel Liégeois Musique Bertrand Burgalat Costumes Louise Hochet En partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon

Production déléguée Compagnie des prairies Coproductions Opéra de Dijon, Art danse CDC Dijon Bourgogne, Festival Modes de vie Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication DRAC Bourgogne, du Conseil Régional de Bourgogne, de la Ville de Dijon et du Conseil Général de Côte d’Or dans le cadre d’un parcours starter Suivi de production Grand Ensemble


Le programme de salle
Captation vidéo
Un extrait
Un autre extrait




L’Opera nell’opera


Ballet-opéra in situ en trois actes

Opéra de Lyon - Biennale de la danse - 20-22 septembre 2012


L’Opéra de Lyon commande à Julie Desprairies une création qui ouvre cette prestigieuse institution au plus grand nombre, dans un souci de transmission et d’appropriation des formes contemporaines de la musique, de la danse et du théâtre. La chorégraphe part de l’idée de Jean Nouvel, qui construit son bâtiment contemporain dans l’enceinte XIXᵉ pour monter L’Opera nell’opera, un opéra dans l’opéra, œuvre dans l’œuvre, dont le sujet est l’Opéra de Lyon lui-même, son architecture, son histoire, ses métiers.

« J’ai voulu que L’Opera nell’opera organise le foisonnement, révèle le merveilleux de tous ces savoir-faire que renferme ce bâtiment, en dévoile la beauté et l’émotion. C’est un opéra parlé, chanté, joué et dansé par une équipe gaiement hétéroclite. A la fois déambulation dans l’opéra (l’architecture) et promenade à travers l’histoire et les métiers de l’Opéra (l’institution), dressant mon portrait de ce lieu exceptionnel qu’est l’Opéra de Lyon.»


Conception Julie Desprairies  Assistante chorégraphe, danseuse Elise Ladoué  Composition Nicolas Bianco Chanteuse mezzo Majdouline Zerari accompagnée de Carine Bianco (piano) Scénographie, costumes Juliette Barbier Avec 192 interprètes, collégiens, voisins, épicerie solidaire, brass band, retraités, élèves musiciens, danseurs de hip-hop, primo-arrivants, régie de quartier et les artistes et techniciens de l’Opéra de Lyon : cuivres, maquilleuses, agent d’accueil, coiffeur, grand chœur, habilleuses, maîtrise, directeur financier, chef d’exploitation, agent d’entretien, ouvreurs, directeur, secrétaire, chef éclairagiste… Textes Jean-Georges Noverre, Stéphane Mallarmé
Production Opéra de Lyon dans le cadre de la Biennale de la Danse


Le programme de salle
Julie Desprairies, l’experte en chorégraphies “in situ” par Rosita Boisseau (Le Monde, 12/09/12)




Petit vocabulaire dansé du Centre Pompidou-Metz


Lexique de termes spécifiques à l’architecture de Shigeru Ban et Jean de Gastines mis en mouvement dans les espaces du Centre Pompidou-Metz.

Centre Pompidou-Metz - 18 septembre 2010


Julie Desprairies écrit un lexique de termes spécifiques au  bâtiment de Shigeru Ban et Jean de Gastines qu’elle illustre par des actions  dansées. Cadrage, contexte, échelle, motif, polytétrafluoroéthylène, se déshabiller sont les six entrées de ce dictionnaire vidéo subjectif et non  exhaustif réalisé avec Vladimir Léon. Une interprétation  libre où le corps traduit des composantes  essentielles de l’édifice, des intentions des architectes à l’expérience  du visiteur.

Ce Petit vocabulaire dansé du Centre Pompidou-Metz  a été donné sous forme de performance cyclique dans le musée le temps d’un week-end en septembre 2010 lors de l’exposition « Chefs d’œuvres ? ».


Conception Julie Desprairies Avec Elise Ladoué, Lyllie Rouvière, Frédéric Werlé Costumes Juliette Barbier 


Un extrait
Le programme de salle




Printemps


Environnement chorégraphique pour les Champs Libres à Rennes
Festival les Tombées de la Nuit

Rennes, les Champs Libres - 3-5 juillet 2008


A l’invitation du festival Les Tombées de la Nuit, Julie Desprairies et ses danseurs, musiciens, performeurs font danser tous les espaces des Champs Libres de Rennes.
Le bâtiment de Christian de Portzamparc a auparavant été investi par l’équipe de la Compagnie des prairies qui en a étudié les usages et les circulations, les coursives et les recoins, pour y concevoir un “environnement chorégraphique”, c’est à dire, dans le vocabulaire de Julie Desprairies, un espace dont toutes les composantes, y compris physiques et architecturales, deviennent les composantes de sa perception dansée.


Conception Julie Desprairies Avec Elise Ladoué, Nedjma Merahi, David Monceau, Sarozi Nay et 155 danseurs, plasticiens et musiciens de l’agglomération rennaise Scénographie et costumes Juliette Barbier Lumières Philippe Daney Musique Philippe Hersant
Une coproduction Les Champs Libres / Les Tombées de la Nuit


Un extrait
Un autre extrait
Encore un autre extrait
Article de Julie Desprairies paru dans Criticat
Article d’Anthoni Dominguez dans Mouvement




A deux pas


Environnement chorégraphique pour le campus La Doua de l’Insa de Lyon

campus de l'Insa de Lyon - 17-21 avril 2007


Une rencontre entre la danse…

La création chorégraphique de Julie Desprairies s’est nourrie de l’histoire du campus de l’Insa (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon, de ses usages, de ses étudiants, de son architecture, de son parc technique.
Chaque mouvement réalisé par les étudiants-danseurs fait écho à un geste usuel, à une perspective architecturale ou encore à une manipulation scientifique.
Leur interprétation se réfère à la vie d’un campus des années 60 (l’Insa a été créé en 1957). Entraînant le public à travers le vaste parc paysagé, la bande rock et glamour des étudiants-danseurs révèle ou détourne les usages multiples des différents espaces du campus (serre, cabanon renfermant des produits chimiques, amphithéâtres, salle capitonnée…).

… l’architecture

Inspiré par les campus américains, l’architecte Jacques Perrin-Fayolle (Grand Prix de Rome) dessine le Domaine Scientifique de La Doua en 1957. L’architecture du campus est caractéristique de celle des années 50 : ensemble stylistiquement uniforme, barres en béton brut de décoffrage surmontées de toits-terrasses et disposées perpendicu- lairement.

À deux pas investit une quinzaine de bâtiments du site et différents espaces extérieurs. La géométrie rectiligne des bâtiments et des rues, le dessin brutaliste des amphis qui ponctuent le site, ajouté à la dimension humaniste de cette grande école, ont été les moteurs de recherche de Julie Desprairies pour sa création.

… et la musique

Le choix du compositeur d’origine hongroise György Ligeti (1923-2006) a été assez évident pour cette création. Son intérêt pour les recherches scientifiques, son innovation musicale via ses musiques « statiques » ou post- séquentielles, et son départ en 1957 vers l’Allemagne pour expérimenter plus librement sa musique électronique font de lui un pionnier en la matière. György Ligeti a marqué son temps grâce à l’innovation qu’il a apportée dans la création musicale du XXe siècle, tout comme l’INSA de Lyon dans le domaine de l’enseignement supérieur scientifique.

En 2018, A deux pas inspire une nouvelle génération d’étudiants-ingénieurs-danseurs pour l’Inventaire dansé de la Ville de Villeurbanne.


Conception  Julie Desprairies Assistant chorégraphe Marcelo Sepulveda Danseurs Raphaël Beau, Sandra Binauld, Loïc Colomb, Valérie Collomb-Clerc, Anne-Sophie Deveaux, Pauline Drifford, Pauline Faivre, Fanny Fontaine, Fleur Gaultier,Agnès Gravrand, Claire Guy, Olivia Hué, Marine Jeanmougin, Julie Kusnierz, Lucile Lallemant, Caroline Landron, Clémentine Lebret, Gauthier Leprince, Cécile Mollaret, Olivier Peyronnard, Aurore Quenel, Mathilde Richard, Sandie Ruaro, Blandine Thébault, Lucile Vareilles, Marie Ville, Julien Weste Elèves de Clarisse Daurat – Ecole Lazare Goujon Haris Aggoun, Teo Arnaud, Sana Bekaddour,Ahmed Bendjeladi, Taslim Bousnina, Zina Buisson, Flora Coulaud, Alban Fonteix,Eugénie Fricaud, Mayeul Galli, CharlotteGeneau, Jennifer Houdelet, Thomas Martinez, Thomas Monneret, Lison Nevoret, Luca Niccolai, Juliette Paccoud, Charlotte Rival De Rouville, Damien Rolland, Julien Vargas Coordination générale Marie-France Carrière Responsable artistique Céline Dumont, Nathalie Drapeau Conseillère musicale Véronique Boige Orchestre Symphonique INSA-Universités (OSIU)- Direction Guillaume Bourgogne  et les étudiants de la section Musique-Etudes, de la section Arts Plastiques-Etudes, de la section Théâtre-Etudes option Technique, de l’association Lézarts de l’Insa


Lire le programme de salle




Vue sur la mer


Environnement chorégraphique pour l’Aéroport Santos-Dumont
Festival Riocenacontemporânea

Aéroport Santos Dumont de Rio de Janeiro - 10 et 11 octobre 2005


L’aéroport Santos-Dumont, construit en 1937 par les frères Roberto en bordure du centre ville de Rio de Janeiro est un bon exemple de l’architecture moderniste brésilienne. Il est le lieu d’un parcours chorégraphique qui prend en compte les caractéristiques spatiales et formelles du bâtiment. Proposée sous la forme d’une traversée de l’entrée nord de l’aéroport au belvédère sur la piste de d’atterrissage et de décollage, la danse déploie des propositions intimes ou spectaculaires dans les espaces publics.


Conception Julie Desprairies Danseurs Wesley Anchieta Carneiro, Karina dos Santos Machado, Dayana Lima, Nedjma Merahi, Arnold Pasquier, Rosimere Silva de Barros, Astrid de Toledo

avec le soutien du Consulat Général de France à Rio


Abraço une vidéo d’Arnold Pasquier
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La danse en libre accès


Environnement chorégraphique pour la bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou

Centre Pompidou Paris - Nuit Blanche - 2 octobre 2004


Reflet du fonctionnement singulier de la BPI, La danse en libre-accès est un environnement chorégraphique conçu par Julie Desprairies pour la bibliothèque publique d’information. Des solos, duos, trios, quatuors, écrits pour des espaces précis (ascenseur, espace presse, rangée littérature étrangère…), sont présentés régulièrement au cours de la nuit. Au détour d’un rayonnage, devant les bureaux d’information, le public découvre ces petites pièces de danse et peut décider de suivre les danseurs dans leur parcours chorégraphique à travers la bibliothèque.

Les visiteurs sont, eux aussi, invités à danser : dans le Kiosque toutes les heures et pendant 30 minutes, 10 lecteurs volontaires, danseurs occasionnels, préparent une mini-chorégraphie grâce aux “recettes à danser” imaginées par le plasticien Raphaël Zarka.

La chanteuse Barbara Carlotti entraîne toutes les 30 minutes les visiteurs dans un concert envoûtant. Entre deux sets, la chanteuse et ses musiciens se mêlent aux danseurs de la Compagnie des prairies.

Pendant la Nuit Blanche, tout est chorégraphique : des mouvements, écrits par les bibliothécaires, sont intégrés dans leurs déplacements et travaux habituels. Ailleurs, la chorale du personnel du Centre Pompidou ajoute le chant aux événements de la nuit : les danseurs de la Compagnie des prairies s’appuient sur le répertoire de musique ancienne et populaire de cette chorale éclectique.


Conception Julie Desprairies Danseurs Barbara Carlotti, Marie Greulich, Nedjma Merahi, Arnold Pasquier, Mickaël Phelippeau, 12 bibliothécaires et les lecteurs de la bibliothèque Costumes Juliette Barbier Chanson Barbara Carlotti Création graphique Raphaël Zarka


 



« OUI »


Spectacle pour l’Hôtel de Ville de Blanc-Mesnil

Hôtel de Ville de Blanc-Mesnil - Forum Culturel de Blanc-Mesnil - 4-9 mai 2004


 « OUI » est une pièce chorégraphique conçue pour l’hôtel de ville de Blanc-Mesnil, bâtiment dessiné par l’architecte André Lurçat et inauguré en 1967.

Julie Desprairies a choisi ce lieu en écho à sa pièce Ici cette fois-ci, créée pour le Collège néerlandais de la Cité internationale universitaire de Paris, bâtiment des années 30 de W. M. Dudok, et dont Lurçat s’est inspiré pour son hôtel de ville.

Aux qualités plastiques du bâtiment (lisibilité des volumes, proportions humaines, circulation subtile de la lumière) viennent s’ajouter les fonctions pratique et symbolique du lieu. La Mairie, matérialisation construite du projet communal, lieu de rencontre entre l’espace privé des événements qui ponctuent la vie et sa représentation publique, entre les histoires individuelles et l’histoire collective, constitue une source d’inspiration inattendue. La Compagnie des prairies y travaille ainsi depuis l’été dernier, se faisant accepter dans le lieu, en faisant patiemment la connaissance, y trouvant de multiples incitations de travail.

Les danseurs puisent aussi bien dans le vivier des occupations quotidiennes que dans les formes du mobilier et du bâtiment, fouillent dans les archives et dans l’histoire. Les costumes sont créés à partir de photos d’archives, les sons prélevés sur place, le « Divertimento » écrit spécifiquement pour la salle des mariages. L’équipe de « OUI » est formée de danseurs, non-danseurs et élèves de l’Ecole de Musique et de Danse de Blanc-Mesnil.

« Le fait que Lurçat ait clairement pensé l’échelle de son architecture par rapport aux proportions humaines rend passionnante la recherche de déplacements, de gestes, de mouvements, d’actions des corps dans cet espace. Comment ma main s’accroche-t-elle à une corniche ? Combien de pas puis-je faire d’un mur à l’autre ? Et si j’accélère ? Le balcon peut-il contenir mon corps en largeur ? Mon bras tendu atteint-il le haut du coffrage ? Partant de questions simples, physiques, nous avons exploré le lieu avec nos corps comme outils de mesure et d’évaluation (des poids, des forces, de l’inertie, des distances…). Une évidente beauté émane des déplacements et actions des corps d’hommes et femmes dans un espace qui a été conçu pour eux. Et c’est cela, me semble-t-il, la force de l’architecture de Lurçat : ce souci constant des proportions humaines, cet idéalisme modeste qui allie beauté plastique et fonctionnalité. »

Julie Desprairies


Conception Julie Desprairies Danseurs Célia Abitabile, Barbara Carlotti, Gaëtan Le Marchand, Mickaël Phelippeau Costumes Juliette Barbier Composition originale Olivier Penard (Commande de l’ENMD de Blanc-Mesnil), interprétée par l’Orchestre d’harmonie de l’Ecole nationale de musique et de danse

Co-production Forum Culturel de Blanc-Mesnil avec le soutien du Conseil général de Seine-Saint-Denis